lundi 9 février 2015

Villesèque-des-Corbières : le village se mobilise pour rouvrir l'épicerie


Fermée depuis le 31 décembre, l'épicerie de Villesèque vient de rouvrir ses portes.
Dès l'annonce de cette fermeture, l’équipe municipale s'est mise en quête de solution pour rouvrir ce commerce indispensable à la vie du village, notamment en découvrant dans un village voisin comment fonctionnait une épicerie communale du point de vue administratif, mais aussi en pratique. Enfin, une convention temporaire d’utilisation de locaux a été signée avec le propriétaire des lieux.
Depuis vendredi 30 janvier, dans des locaux fraîchement repeints et passablement réaménagés, les rayons sont de nouveau achalandés. Un éventaire de produits courants est ainsi à la disposition des clients. Si un produit non disponible est demandé par plusieurs clients, il sera mis dans les étals. Boulangerie, pâtisserie, poulets rôtis (le week-end), presse locale y sont disponibles.
Cette alimentation de proximité baissera à nouveau son rideau dans quelques mois pour un nouveau local cette fois-ci.
À noter que les clients sont invités à donner leur avis ou à faire des propositions qui pourraient permettre d’améliorer le service.
Les heures d’ouverture sont actuellement de 9 h à 12 h 30 et de 17 h à 19 h 30, du lundi au samedi, et le dimanche matin de 9 h à 12 h 30. Il est possible que ces horaires évoluent en fonction des besoins ou des demandes.

Du pain frais au village


Quarante ans que le village n'avait plus de pain frais, depuis la fermeture de l'unique boulangerie-épicerie, précise le maire Pierre Dagras. La municipalité vient d'y remédier avec l'installation vendredi d'un distributeur à pain implanté à proximité de la mairie.
Fonctionnel et facile d'accès, son démarrage est d'ores et déjà un succès.
Sur quarante casiers garnis en pain vendredi, seul huit n'ont pas trouvé preneur le lendemain matin, a constaté Maïté du fournil du Parc de Nérac, initiatrice avec Sébastien, son mari, de la mise en place de ce service. Quant aux sept mis en viennoiseries, un seul est resté. Un service de proximité apparemment d'emblée apprécié les Fréchoulais.

Pain frais dès le matin

Lundi, jour de l'inauguration, les questions fusaient à nouveau : sur la monnaie rendue, les horaires de remplissage de la machine, le service de dépannage si un problème survient, etc.. Du pain frais tous les jours dès le matin excepté le dimanche, indique Maïté tout en expliquant le fonctionnement du distributeur. Un service mais aussi un lieu de rencontre où les clients discutaient lundi des aléas de la météo.

La Dépêche du Midi

jeudi 5 février 2015

«Nous poursuivrons la mutualisation»



Après avoir présenté ses vœux à la population à la toute fin du mois de janvier, nous avons rencontré Joël Mourgues, maire de Sérignac.
Que peut-on retenir de 2014 ?
Le plus important aura été les élections, avec un renouvellement de l'équipe à 75 %, et de ce fait une réorganisation complète dans le fonctionnement. Nous souhaitons également favoriser le commerce.
De quelle manière ?
Le commerce étant pour Sérignac un service à la population indispensable, il le sera aussi pour l'activité scolaire et les personnes âgées. Pour 2015, nous avons signé un sous-seing, nous faisons l'achat d'une grange dans le cœur du village qui sera ouverte sur l'espace public, proche de l'école. L'important dans ce projet est que le commerce aura un côté social. Ce ne sera pas du dépannage mais plutôt un service de proximité. Pour l'école, la cantine scolaire, cela concernera entre 40 et 50 enfants. Les personnes âgées que nous maintenons à domicile parce qu'elles sont demandeuses, seront toujours accompagnées, ce qui créera de l'emploi. Dans notre cahier des charges, la restauration devra proposer des repas à très bon marché pour les petits budgets, voire un service de portage des repas.
Vous avez d'autres projets en tête ?
La restauration et l'embellissement des retables de l'église Saint Jean classée monument historique. Pour cela il y aura la création d'une association qui prendra en charge ce projet.
Au vu du contexte, le Sivu (syndicat intercommunal à vocation unique) vous semble-t-il être un exemple de mutualisation réussie ?
Le Sivu qui concerne les écoles date de quelques années et aujourd'hui nous constatons que nous avions bien réagi à l'époque. Sur le plateau, nous sommes conscients de la nécessité de la mutualisation. Après s'être rencontrés, nous devons à nouveau le faire pour avancer dans cette voie. Dans un premier temps, rassembler nos forces en personnel d'entretien et le matériel. Cela sera très avantageux pour tous.

mardi 3 février 2015

Deux fourmis pour animer le village


Fontgombault. Karen Lauron et Isabelle Robin se sont associées pour reprendre le multiservices du bourg, en complément de leur activité principale.
Comme ces petites bestioles, nous sommes des bosseuses, affirme Isabelle Robin pour justifier le nom du multiservices Les Fourmis qu'elle a repris depuis le 1er juillet avec Karen Lauron. Une association atypique, puisque les jeunes femmes exerçaient déjà une activité. La première, installée à Néons-sur-Creuse, gère une SCI ; la seconde dirige le centre équestre de Fontgombaut, installé près du commerce.
Hébergées pour l'euro symbolique
« Il s'agit pour nous d'un complément de revenus et nous nous rémunérons au bénéfice, en fin d'année, explique le duo. Notre objectif était aussi de maintenir une animation dans ce petit village, à travers un service de proximité ».
Avant elles, Didier Mantonnier s'était ingénié durant quatorze ans à diversifier les prestations d'une épicerie traditionnelle devenue, au final, un véritable multiservices. L'établissement vend aussi du pain, du tabac, du gaz, La Nouvelle République, fait office de relais de poste et ses nouvelles gérantes ont aménagé un espace consacré aux produits locaux et artisanaux.
Elles soulignent l'indispensable soutien de la commune, sans laquelle rien ne serait possible : « Les locaux lui appartiennent et si nous devions payer un loyer, notre aventure se terminerait rapidement. Nous sommes donc hébergées pour un loyer d'un euro symbolique ».
Et à l'arrivée, tout le monde y trouve son compte. Le maintien du commerce dynamise le bourg et les habitants jouent le jeu. « Nous répondons à une vraie demande, concluent Isabelle et Karen. Les gens s'inquiétaient sur le devenir du magasin et leur venue nous permet d'augmenter progressivement le nombre de fournisseurs et de références ».
J.-M.B.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2015/01/31/Deux-fourmis-pour-animer-le-village-2205939


Aller vers un nouveau modèle de commerces ruraux : un impératif



À Saint-Julien-Labrousse, tout le monde connaît Robert Bancel, ancien maire, correspondant de l’Hebdo de l’Ardèche, il est aussi le gérant de la petite épicerie dans le bourg. Du haut de ses 82 ans, « bientôt 83 », il est fidèle au poste. Il a repris ce magasin en 1987, en parallèle à son activité de producteur de fruit, au décès de sa mère, qui l’avait créé en 1934 avec son père. « À l’époque, au milieu des années trente, il y avait quatre épiceries comme ça, assure-t-il. Le dimanche matin ma mère prenait quelqu’un pour l’aider. Aujourd’hui, il n’y a pas assez de passage pour que je sois ouvert tout le temps, alors je reste chez moi et j’ouvre sur demande ». L’exode rural, le développement des voitures individuelles et l’installation de la grande distribution ont eu raison des autres commerces, mais pas de celui de Robert Bancel. Lire la suite..

 

mercredi 28 janvier 2015

Buhulien, un petit bourg qui se sent isolé






Quartier libre. Les habitants de Buhulien, situé en campagne, en bordure de la quatre-voies, témoignent d'un sentiment d'isolement. Ils apprécient sa tranquillité mais aimeraient y voir plus d'activités.

Reportage
Avant de fusionner avec Lannion, en 1961, Buhulien était une commune. Devenu un quartier, le petit bourg reste à part dans le paysage lannionnais. Il se présente encore comme un vrai petit village. Avec son église, son bar-tabac-épicerie, sa mairie annexe, ses salles associatives et sa zone artisanale. Mais, comme bon nombre de petites localités, il souffre d'un certain isolement.
« C'est un peu mort. Buhulien est devenu une cité-dortoir », observe Albert Lubin, installé dans le quartier depuis 1981 et membre de l'association Agir pour Buhulien.
« Nous sommes délaissés »
Dans le dernier café du bourg, la gérante, Soïzic Duhau-Marmon, dresse un portrait peu reluisant. « Le sentiment général, c'est que nous sommes délaissés, oubliés. Buhulien à tendance à être la dernière roue du carrosse. » La gérante du bar-tabac-épicerie prend pour exemple les dernières illuminations de Noël en fin d'année. « Regardez les installations ici et celles du centre-ville... »
Avec son commerce, qu'elle a repris il y a trois ans, Soïzic tente de maintenir du lien social. « J'ai eu un coup de foudre pour ce commerce de proximité. » Ses clients sont des habitués, du quartier ou de l'extérieur. « Ce sont beaucoup d'ouvriers ou d'agriculteurs. Des gens sympathiques et simples. »
Pour exister, la gérante multiplie les services : dépôt de pains, vente de journaux, timbres, gaz, sandwichs, relais colis. On peut même venir y faire ses photocopies. « C'est une lutte pour subsister. Nous ne sommes pas beaucoup aidés. J'ai tous les avantages de la campagne mais aussi tous les inconvénients de la ville. Comme le bourg est à Lannion, ça m'exclut de beaucoup d'aides et je paie mes droits de terrasses au même tarif que les commerces du centre-ville », déplore-t-elle.
Une crêperie va s'installer
À côté de son troquet, une crêperie devrait s'installer au printemps prochain, en lieu et place d'un ancien bar, qui a fermé il y a un peu plus de deux ans. Des travaux sont actuellement en cours. Une bolée d'espoir pour le village, mais difficile d'inverser la tendance.
« Le bourg est quand même un peu triste. Il y a quelques jeunes mais pas beaucoup. C'est moins vivant qu'avant », constate Christine Tanguy, conseillère municipale référente du quartier. L'élue a grandi depuis ses 6 ans à Buhulien et y a fait construire sa maison avec son mari, un Buliannais. « Depuis que l'école a fermé, on voit moins de gens et chacun reste chez soi. » Également présidente du comité d'animations du quartier, elle regrette le manque d'investissement des habitants. « Les gens ne se mobilisent pas trop. C'est décevant. Il faut vraiment les bouger pour faire quelque chose. » En 2014, le comité d'animation a été mis en sommeil faute de mains.
Au conseil de quartier, c'est le même constat. Le précédent bureau, qui a démissionné, n'a pas été renouvelé fin octobre. « Les gens ont de plus en plus de mal à s'investir. On espère trouver des volontaires prochainement », indique Christine Tanguy.
La population du quartier vieillit. L'Amicale des retraités de Buhulien compte près de 80 membres. Des habitants qui apprécient la tranquillité de la bourgade. « Il y fait bon vivre. En plus, l'aménagement du bourg a été refait. C'est agréable, juge Jean-Yves Le Gall, le président de l'Amicale des retraités de Buhulien. Cette année, ça va faire 50 ans que j'y habite. » Preuve parmi d'autres que les Buliannais s'y plaisent.

Julien BOITEL.

jeudi 22 janvier 2015

LA CONCIERGERIE D’ENTREPRISE RESPONSABLE




 Titulaire d’un diplôme de l’ESSCA en gestion des entreprises, Sylvain Lepainteur devient en 2007 directeur du développement d’Inoxia, une agence de communication responsable et intègre parallèlement le groupe Evolution dans lequel il entreprend des projets novateurs en faveur d’un développement durable.
Animé par l’envie d’entreprendre, il décide de créer la Conciergerie Solidaire en 2011, avec l’ambition de devenir un acteur local et incontournable de l’insertion par l’activité économique.
Signataire de la Charte de la diversité en entreprise et conventionnée « entreprise solidaire » par l’État, elle permet aux salariés des entreprises de bénéficier de services écoresponsables. Cette structure d’insertion par l’activité économique, propose un service de conciergerie aux entreprises, avec un objectif, former et accompagner des personnes éloignées de l’emploi vers un emploi durable.